1- Rappel: Qu'est-ce que cette idée de "Collège néo-..." ?
Le Collège classique fascine par la qualité et la profondeur de sa formation comme base de développement intellectuel et schème de réflexion et d'analyse. "En d'autres mots, le genre de formation qui permet de se faire une tête en comptant davantage sur sa culture générale, sa capacité d'analyse et de liens avec le contexte historique... que sur ce qu'a dit la dernière personne avec qui on vient de parler".
La formation du Collège classique mettait l'emphase sur l'histoire, la théologie, la philosophie, la littérature, surtout les classiques des auteurs anciens et la rhétorique.
Le Collège classique version originale, c'est huit ans d'études... à temps plein !
Clairement, ce n'est pas très réaliste pour une clientèle de jeunes professionnels.
Le défi est donc le suivant: Développer des formations courtes, intensives et inspirantes qui reprennent les meilleurs objectifs du Collège classique, mais adaptées aux réalités de la vie des jeunes professionnels.
Objectifs:
- Approfondir sa capacité d'analyse et sa capacité de faire des liens avec le contexte historique;
- Enrichir sa culture générale, surtout dans le champs de la philosophie, de l'histoire et de la politique;
- Développer une meilleure capacité d'analyse et d'identification des enjeux fondamentaux (par delà les premières impressions, jugements partisans, contextes à courte-vue);
La formation, même si inscrite dans des cadres historiques, fait toujours des liens avec des problématiques actuelles, des enjeux d'aujourd'hui.
Une image: Socrate, enseignant et partageant avec ses élèves.
2- Formule
- Groupe très restreint (10 participants maximum par séance);
- très grande attention et valeur accordée à la composition du groupe
(expérience riche et comparable; opportunités d'échanges et de réseautage);
- Formation sur un ou deux jours;
- Coûts: 75$ pour un jour, 150$ pour deux jours (crédit d'impôt disponible);
- Non-créditée (crédits universitaires disponibles pour ceux qui le désirent, détails sur demande);
- Accompagnement par une lecture préalable: Une semaine / 10 jours avant la rencontre, un court texte et quelques questions vous seront envoyés afin d'équiper et de lancer votre réflexion;
- Formateur hors-pair: Le formateur est d'une qualité exeptionnelle (intellect, bagage académique, talents magistraux, expérience terrain, etc.)
3- Profil des participants
Les participants correspondent généralement au profil des participants aux autres activités de Mission Leadership. Par ailleurs, les éléments suivants permettent de tracer le portrait type du profil recherché:
- typiquement âgé entre 25 et 40 ans;
- dont le parcours démontre un intérêt marqué pour la res publica;
- fortement impliqué dans son milieu, qu'il soit académique, politique, social, économique, syndical ou culturel;
- reconnu par ses pairs pour sa vision et son innovation dans son secteur d'activité;
- possédant une feuille de route marquée des résultats tangibles et dont il est le principal responsable;
- reconnu comme une étoile montante dans son secteur respectif;
- se démarquant par sa grande curiosité et son désir d'accomplissement.
Le participant type est un jeune professionnel dont le temps est compté, mais qui se démarque par son désir d’approfondir sa capacité d’analyse sur les enjeux qui influence la société d’aujourd’hui.
4- Formateur hors-pair
Maxime Allard, o.p. Président, Collège universitaire dominicain.
Maxime Allard est dominicain. Détenteur d'un doctorat en théologie de l'Université Laval, il est professeur de philosophie et de théologie au Collège universitaire dominicain à Ottawa (Canada) ainsi qu'au Centre des Études Institutionnelles des Dominicains à Lille (France).
Spécialisé en éthique théologique, en philosophie de la religion et en philosophie politique, il est aussi professeur associé à la Faculté de théologie et des sciences des religions de l'Université de Montréal et collabore à la Chaire de recherche "Religion, spiritualité, santé" à l'Université Laval.
Suite à des séjours prolongés en Afrique du Sud ainsi qu'au Rwanda et au Burundi, il s'intéresse aux questions des interactions entre le développement économique et social, les régimes politiques et les configurations religieuses.
5- Les thèmes de nos éditions passées et en préparation
ARISTOTE ET POLITIQUE
Des régimes politiques différents se partagent le monde : monarchies, démocraties, dictatures, etc. Certains sont systématiquement valorisés, d'autres dévalorisés. Dans ses Politiques, Aristote a proposé un regard critique pour reconnaître ces régimes, les décrire, signaler leurs liens. Autrement que Platon et, certainement d'une manière différente des nôtres, Aristote offre un miroir nous invitant à considérer attentivement nos options théoriques et pratiques envers les régimes politiques dans lesquels nous vivons, ceux que nous soutenons et ceux que nous combattons.
BIEN ET MAL JUGER !
Bien juger du bien et du mal, est-ce possible? Comment y arriver? Difficiles mais incontournables questions. Où trouver des clés pour départager le bien du mal ? Comment se retrouver dans le lot de choses et de situations qui se présentent comme bonnes ou comme mauvaises ? Comment parvenir à en juger ? Des codes et des procédures suffisent-ils ? Lesquels ? Un guide d'éthique moderne est-il possible ? Qui dira quel code et procédures sont bons, appropriés, adéquats, opportuns ? Est-on réduit à de l'approximation, à tout relativiser ? L'idée de prudence peut-elle contribuer à retrouver fil pour parvenir à juger sereinement?
À la fin de la journée, les participants auront appris les diverses manières dont, historiquement en Occident, les distinctions Bien\Mal, Juste\injuste ont été construites par divers courants de pensée. Ils pourront, grâce à une grille herméneutique construite au coure de la journée, évaluer ces principes d'évaluation, marquer les bornes de leur efficacité pour aider à la prise de décision, que celle-ci soit personnelle ou communautaire.
ÉLECTIONS, VOIX ET VOTE
Les « démocraties » actuelles sont rythmées par des élections où des votes sont comptabilisés comme expression de la voix des citoyens et des citoyennes. Nous explorerons les liens qu'entretiennent ces trois termes. Nous les mettrons en contexte afin d'en marquer les forces et quelques fois les impasses que cela amène dans la situation contemporaine. Divers modèles historiques seront exposés pour guider nos explorations.
ÉTATS ET POUVOIRS
L'État constitue depuis le début de la modernité un horizon qui semble difficilement dépassable de notre vivre en commun. Pourtant, sur plusieurs fronts il semble attaqué, mis en question, décliné en importance. Comment comprendre l'émergence de l'État, sa constitution, ses limites? Comment des pouvoirs y circulent-ils efficacement? Quels impacts cela a-t-il sur la manière d'envisager l'engagement politique et le gouvernement ici?
À la fin de la journée, les participants possèderont une connaissance des divers éléments constitutifs de l'État moderne et de leurs liens. Ils auront entrevu l'instabilité de ceux-ci et les solutions tentés pour préserver l'État. Ils seront à même d'envisager les conditions d'un passage à une autre organisation politique et des relations de pouvoirs entre les citoyens.
L'IDÉE DE JUSTICE
Depuis quarante ans, les débats se multiplient autour de l'idée de justice en Occident. Cette session se veut une introduction à ceux-ci et à leurs enjeux.
LE CONTRAT SOCIAL
Bien des théories politiques et sociales sont désormais pensées en fonction d'un « contrat social ». Cette session a pour objectif d'introduire aux grands types de « contrats sociaux » signés Hobbes, Rousseau, Locke, Rawls et leurs critiques.
MACHIAVEL ET SON PRINCE, D'HIER À AUJOURD'HUI
Le « Prince » de Machiavel possède désormais un caractère quasi-mythique. Il a été l'objet de bien des interprétations. Cette session veut y introduire et offrir un guide de lecture et en faire un outil heuristique pour le monde contemporain.
NATIONS ET NATIONALISMES I & II *
S'appuyant sur l'émergence et l'évolution du Nationalisme au Québec et au Canada, notamment au tournant des années '60, nous chercherons à retracer les conditions d'émergence du "nationalisme" en Occident depuis le début de la modernité et à les analyser de manière critique. Retracer leurs histoires, mettre en lumières leurs racines. Voir comment langue, religion, territoire et économie s’y sont emmêlés au XXe siècle afin de tenter de penser les rapports des citoyens à du « nationalisme » dans la situation actuelle.
Que reste-t-il du «patriotisme » ? En quoi et à quoi l’idée de « patriotisme », jumelée à celle de "nationalisme", peut-elle encore servir à comprendre notre situation et à analyser de manière critique ce qui se passe dans d'autres "pays" ? Les lieux ne manquent pas. De la Catalogne aux Pays Basques, du Chiapas aux revendications des de certains groupes Flamands, etc., Autant d'exemples pour servir de laboratoire à la réflexion.
A la fin de la journée, les participants bénéficieront d'une idée plus articulée des idées de "nation" et de "nationalisme", de leurs enracinements historiques et de leurs limites et déformations possibles. Ils auront acquis une grille heuristique pour interpréter divers phénomènes contemporains.
PLATON ET POLITIQUE
En vue d'assurer la justice, quel rôle l'État devrait-il jouer dans la formation des familles, dans l'éducation des enfants, dans le choix de carrière des individus? Comment l'État doit-il contrôler les productions artistiques, l'information, la religion, la circulation des gens?
Autant de questions pour lesquelles les discours de Platon ont forgé des cadres qui ont marqué la manière dont la philosophie politique s'est construite jusqu'à aujourd'hui. Nous introduirons à la République et aux Lois pour retracer quelques-unes des grandes options platoniciennes qui hantent encore – parfois comme des repoussoirs ou des fantasmes – les débats modernes.
QU'EST-CE QU'UN "CITOYEN"?
De Hérouxville à Bouchard-Taylor en passant par l'immigration, cette question d'actualité est en fait une vieille question grecque qui est demeurée incontournable à travers les âges. Pour mieux la saisir, revoyons les postulats de base. Dans le sillage de Platon, avec les questions des dettes et des devoirs du citoyens. En écho à Aristote, revoyons les questions suivantes : Vient-on au monde "citoyen" ou est-ce que l'on "devient", et si on le devient, qui en décide ? Et comment ? Dans quelles conditions? Et une fois que l'on est "citoyen", l'est-on pour toujours... ou est-ce une condition que l'on peut perdre?
À la fin de la journée, les participants auront une meilleure compréhension des enjeux de la citoyenneté ici aujourd'hui et de la complexité des transformations historiques de l'idée même de citoyenneté. Ils parviendront à décortiquer les discussions actuelles sur la citoyenneté en démêlant les divers fils qui la composent.
«RELIGION ET ÉTAT» : Divorcés, conjoints de fait... ou ensemble jusqu'à la mort (de l'un des deux)?
Le Québec d'hier, un état catholique ? Celui d'aujourd'hui un état laïque ? Vraiment ? Que ce soit ici ou ailleurs, la question de la religion dans la société (et dans les affaires de l'État) est aussi délicate à traiter que de l'ordre du constat incontournable. De la France aux États-Unis, en passant par le "monde arabe", cette question touche tout... et tout le monde.
Deux points de départ: a) l’histoire du Québec, envisagée loin des idées reçues et , b) l'histoire de l'Israel biblique et de l'Empire romain. Ce thème tentera de faire réfléchir sur les liens qui ont eu cours entre État et Religion. On y traitera des remises en questions qui eurent lieu -- et qui durent -- et des idées et principes qui animent le débat. Également, ce thème présentera et discutera des avenues pour équiper les participants à sortir des sentiers battus en leur offrant des concepts et grilles d’interprétations.
RHÉTORIQUE I *
La politique, depuis les Grecs déjà, est en partie liée à de la rhétorique. À partir de textes de Platon et d'Aristote, nous établirons la complexité de ces liens et les enjeux, encore actuels pour comprendre les discours et les actions politiques. Quelles idées du politique, de la démocratie et de la justice s'exposent ici la rhétorique ?
À la fin de la journée, diverses définitions et fonctions attribuées à la rhétorique auront été explorées ainsi que diverses manières d'articuler leurs liens avec le politique.
RHÉTORIQUE II *
Cette session, suite de Rhétorique I, a pour objectif d'analyser les arguments propres à la rhétorique dans la délibération politique (enthymèmes, exemples, etc.) et aux sophismes qui risquent de les vicier.
RHÉTORIQUE (III & IV)
La politique, depuis les Grecs, est intimement liée à la rhétorique. À partir de Platon, d'Aristote, d’auteurs du début de la modernité et d’aujourd’hui, nous établirons la complexité de ces liens pour comprendre discours et actions politiques. Quelles idées du politique, de la démocratie et de la justice, la rhétorique expose-t-elle? La rhétorique est efficace mais elle est aussi taxée de sophistique. Comment fonctionne-t-elle? Comment reconnaître et utiliser les règles qui en marquent la force et les limites? À cette fin, les types d’arguments, la place des passions et de l’« éloquence » seront explorés.
6- À quand une journée à Ottawa, à Québec, à Chicoutimi, etc.?
- Vous souhaiteriez qu'une journée ait lieu dans votre coin de pays? C'est possible!
- Vous avez un thème qui vous intéresse en particulier pour cette journée? C'est aussi possible!
Écrivez-nous à: info@missionleadership.ca